Danses Orientales

La danse orientale, est une danse d’origine égyptienne qui comprend de nombreux styles. Le style majeur “Raqs Sharqi” s’est développé en Occident à partir des années 90 et connaît un succès fulgurant.

C’est en 1926 que fut ouvert au Caire par la danseuse et actrice syrienne Badia Massabni, le premier cabaret égyptien “Le Casino Opéra”. Si de nos jours c’est la forme égyptienne qui domine dans les cours et spectacles, c’est en raison de la notoriété acquise par les danseuses égyptiennes lorsque le Caire devint capitale du spectacle dans les années 1930. Les danseuses orientales de l’époque (Samia Gamal) sont formées entre autres par des professeurs de ballet classique ce qui permet de fusionner une gestuelle très orientale (mouvements du bassin et du tronc) avec des mouvements mieux adaptés à des spectacles de scène (déplacements, arabesques, tours…).

De façon générale, cette danse se caractérise par la dissociation des parties du corps (isolations) qui peuvent bouger indépendamment l’une de l’autre. Cet art compose aussi bien avec les rythmes saccadés que lents et fluides. Contrairement à ce que l’on peut penser, la danse orientale ne se limite pas à des mouvements du bassin. En effet, elle sollicite souplesse et tonicité du buste, des épaules, des bras, des mains, du bassin et du ventre. Elle permet de tonifier les cuisses, d’assouplir les articulations, de bien développer les abdominaux et d’entretenir le dos. Certains mouvements amples demandent une souplesse extrême du dos mais l’essentiel réside dans la contraction musculaire, si bien qu’on peut pratiquer cette danse à tout âge en fonction des limites de chaque danseuse ou danseur.

On retrouve différents styles : le Baladi et Shaabi (danses populaires), le Raqs Sharqi (la plus répandue mêlant les influences modernes), les folklores (Saïdi, Fellahi, Bambouti…) et également les fusions (flamenco-oriental, tango-oriental, Tribal…)

Elle peut utiliser comme accessoire un voile (ou deux : double voile voire plus), des ailes d’Isis (voile plissé), canne (Saidi: inspirée du raqs tahtib masculin avec des bâtons), Melaya Leff (grande étoffe séparée au milieu par une broderie et décorée avec des paillettes dorées ou argentées), sagattes (castagnettes en métal), Shamadan (candélabre porté sur la tête).

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